APROSHAV appelle à la vigilance et aux mesures barrières contre EBOLA
APROSHAV appelle à la vigilance et aux mesures barrières contre EBOLA
Face à la résurgence alarmante du virus Ebola (souche Bundibugyo) en province d’Ituri et dans plusieurs zones de la RDC, APROSHAV interpelle toute la population et appelle à une mobilisation collective immédiate.
Le 17 mai 2026, l’OMS a déclaré une urgence de santé publique de portée internationale face à l’épidémie d’Ebola provoquée par la souche Bundibugyo en RDC — son deuxième niveau d’alerte le plus élevé. Aucun vaccin, aucun traitement spécifique n’existe contre ce variant.
La province d’Ituri, dans le nord-est de la République Démocratique du Congo, est l’épicentre d’une épidémie d’Ebola d’une ampleur préoccupante. Le premier cas suspecté a été identifié le 24 avril 2026 à Mongbwalu, et le virus s’est rapidement propagé dans plusieurs zones de santé, notamment Bunia, Rwampara et Mongbwalu. La situation a depuis franchi les frontières provinciales et même nationales.
| 513 Cas suspects en RDC (19 mai 2026) |
131 Décès suspects confirmés |
50% Taux de mortalité estimé (Bundibugyo) |
3+ Pays touchés : RDC, Ouganda, cas importé |
L’épidémie s’est étendue dans le Sud-Kivu, au Nord-Kivu, en Ituri et à Kampala (Ouganda). Les mouvements intenses de population liés à l’activité minière, aux déplacements humanitaires et aux marchés transfrontaliers amplifient considérablement le risque. Les zones de santé de notre province sont directement menacées.
Ebola est une fièvre hémorragique virale extrêmement grave causée par un filovirus. La souche actuellement en circulation, l’Orthoebolavirus bundibugyoense (Bundibugyo), est particulièrement redoutable : elle ne dispose d’aucun vaccin homologué ni d’aucun traitement spécifique approuvé à ce jour. Les précédentes épidémies dues à ce variant remontent à 2007–2008 en Ouganda et à 2012 à Isiro (RDC).
Le virus se transmet par contact direct avec les liquides biologiques (sang, sueur, selles, vomissures, urine, sperme, salive) d’une personne ou d’un animal infecté. Il est également présent dans les cadavres. Le virus n’est PAS transmis par voie aérienne dans des conditions normales, mais sa contagiosité au contact est extrêmement élevée.
La période d’incubation dure généralement de 2 à 21 jours. Une personne infectée n’est pas contagieuse tant qu’elle ne présente pas de symptômes. Voici les signes à surveiller :
| 🔥 Fièvre brutale Température ≥ 38,5 °C d’apparition soudaine |
😵 Maux de tête intenses Céphalées sévères et persistantes |
🤢 Vomissements Nausées et vomissements répétés |
💧 Diarrhées sévères Souvent avec crampes abdominales |
| 🩸 Saignements Des yeux, du nez, des gencives, dans les selles |
😩 Fatigue extrême Faiblesse musculaire intense, douleurs articulaires |
👁️ Conjonctivite Yeux rouges et très douloureux |
⚠️ Éruption cutanée Rash cutané diffus sur le corps |
- Hémorragies multiples (vomissements de sang, saignements incontrôlés)
- Choc hypovolémique (perte massive de liquides corporels)
- Défaillance de plusieurs organes (foie, reins)
- Perte de conscience, convulsions, confusion mentale
Sans prise en charge rapide, Ebola peut tuer en 6 à 16 jours après l’apparition des symptômes.
L’inaction face à Ebola est mortelle, pour soi et pour les autres. Chaque personne non protégée qui entre en contact avec un cas peut devenir à son tour un foyer de transmission.
- Propagation familiale : Les membres du foyer qui s’occupent d’un malade sans protection sont les premiers exposés.
- Propagation communautaire : Les marchés, lieux de culte, transports et rassemblements deviennent des nœuds d’amplification.
- Effondrement du système de soins : Si les agents de santé ne sont pas protégés, les hôpitaux ferment et toutes les maladies deviennent plus meurtrières.
- Crise économique locale : Les épidémies paralysent les marchés, les cultures et les activités commerciales.
- Propagation régionale : Un seul cas non détecté qui voyage peut déclencher des foyers ailleurs — c’est déjà ce qui se passe à Kinshasa, Goma et Kampala.
- Stigmatisation des survivants : La peur mal gérée génère violence et exclusion, aggravant la crise sociale.
Rappelons que l’épidémie de 2018–2020 en RDC a causé près de 2 300 morts, et celle d’Afrique de l’Ouest (2014–2016) plus de 11 300 personnes. Agir vite, c’est sauver des vies.
Face à l’absence de vaccin et de traitement, les mesures barrières sont notre seule arme collective. APROSHAV appelle chaque habitant à les appliquer rigoureusement, sans exception.
⚰️ Message important sur les enterrements
- Un corps Ebola est plus infectieux après la mort qu’il ne l’était de son vivant.
- Laver, embrasser ou toucher le corps d’un défunt d’Ebola est l’une des principales causes de propagation familiale et communautaire.
- Les équipes d’inhumation sécurisée réalisent des obsèques dignes, dans le respect des traditions, tout en protégeant la famille.
- Ne pas s’opposer à leur intervention. Leur travail vous protège, vous et votre famille.
- Vous pouvez prier, témoigner votre amour, vous recueillir — sans toucher le corps.
✅ À faire
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🚫 À éviter absolument
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Consultez immédiatement le centre de santé le plus proche ou appelez l’équipe de riposte dès que vous ou un membre de votre famille présente un ou plusieurs de ces signaux, surtout si vous avez été en contact avec un cas suspect :
| 🌡️ Fièvre soudaine ≥ 38,5 °CSurtout si accompagnée de frissons intenses. | 🩸 Saignements inexpliquésDu nez, des gencives, des yeux ou dans les selles. | 🤮 Vomissements et diarrhées gravesEn particulier avec présence de sang ou de mucus. |
| 😵 Confusion ou perte de conscienceMême brève, chez une personne ayant eu des contacts à risque. | 😔 Fatigue extrême soudaineIncapacité à accomplir les activités quotidiennes de base. | 👁️ Yeux très rouges et douloureuxConjonctivite sévère associée à d’autres symptômes. |
Ne tardez pas. Chaque heure compte. Plus la prise en charge est précoce, plus les chances de survie augmentent. L’isolement rapide empêche la propagation à la famille et à la communauté.
Les autorités sanitaires ont souligné que certaines communautés considéraient cette maladie comme mystique, retardant la consultation médicale et favorisant la propagation. Cette réalité doit changer.
- “Ebola, c’est une sorcellerie ou une malédiction.” — FAUX. C’est une maladie virale, scientifiquement documentée et traçable.
- “Boire de l’eau salée ou des plantes guérit Ebola.” — FAUX. Ces pratiques retardent les soins et peuvent aggraver l’état du malade.
- “Les centres de santé tuent les malades d’Ebola.” — FAUX. Les centres de traitement sauvent des vies grâce aux soins de soutien adaptés.
- “On ne peut rien faire sans vaccin.” — FAUX. Les mesures barrières sont efficaces pour stopper la transmission si elles sont respectées.
APROSHAV appelle tous les leaders communautaires, chefs religieux, enseignants et jeunes à relayer les bonnes informations, à contredire les rumeurs et à orienter les cas suspects vers les structures de santé. Informer, c’est protéger.
🆘 En cas de symptômes ou de contact suspect — Agissez maintenant
Ne restez pas seul face à cette maladie. Appelez immédiatement les équipes de riposte ou rendez-vous au centre de santé le plus proche.
Contactez également : le bureau de santé de zone, l’agent de santé communautaire de votre quartier, la direction de l’hôpital général de référence.
Message d’APROSHAV :
APROSHAV reste mobilisée aux côtés des communautés. Nous travaillons avec les équipes de santé, les autorités locales et les partenaires humanitaires pour renforcer la sensibilisation, accompagner les ménages touchés et promouvoir des comportements sains et protecteurs. Ensemble, nous pouvons arrêter cette épidémie. La vigilance de chacun est la protection de tous.
Sources : OMS (who.int) · ONU Info · Ministère de la Santé Publique – RDC

